Partager l'article ! Barrières de dégel : une décision technique contre les techniques d’indécision: La décision de mise en œuvre de barrièr ...
La décision de mise en œuvre de barrières de dégel, par les pouvoirs publics départementaux, est tout à fait honorable et adroite en ces mois pré-électoraux.
Protéger le réseau routier et le portefeuille du contribuable, c’est bien ce que nous attendons de nos gouvernants mandatés pour maximiser l’intérêt général.
Les usagers vulnérables et riverains qui tentent, vainement, de trouver une issue à leur insécurité dans le millefeuille administratif local, se heurtent à une confusion et un rejet de
responsabilités, depuis des années.
Et puis soudainement, des techniciens réussissent, en quelques jours, à interdire la circulation de véhicules inadéquates sur de nombreuses routes du Loir et Cher et faire baisser les vitesses,
quand une classe politique légitimée est restée impuissante, en matière de sécurité routière.
Barrière du dégel dans le sud du Loir et cher !
L’événement mérite une analyse historique. Nous assistons à un phénomène de lévitation de la démocratie, au sens où le pouvoir issu du suffrage populaire ne toucherait plus terre, confiant un
pouvoir intérimaire à des experts.
L’image du technicien, réputé froid, qui n’est pas resté sourd, ni aveugle à la misère des citoyens, se substitue, provisoirement, à celle de l’élu local qui se dépense beaucoup pour nous assurer
chaleureusement de sa proximité, en s’éloignant de jour en jour de nos préoccupations.
Villetrun - rue de la Picotière sous la neige - il n'y a plus de trottoirs ! (en fait, il n'y en a jamais eu !!!)
Des riverains demandent aux pouvoirs publics une réduction de vitesse qui ne soit pas qu’occasionnelle et un espace dédié aux cyclistes et piétons sur toutes les routes du département, avec un
effort particulier apporté aux routes étroites où les véhicules inutilement puissants chassent implicitement les conducteurs de véhicules légers, les cyclistes et les piétons.

On ne peut que déplorer la tyrannie du court terme et le clientélisme pratiqués, aboutissant à un désastre que les citoyens paient très cher, souvent de leur vie. Un désastre humain amplifié avec l’autorisation de circulation des 44 tonnes sur les routes françaises.
Il n’est pas demandé à nos élus d’être omniscients, mais invoquer l’économie sur roues, porteuse de bénéfices électoraux, pour jeter en pâture la sécurité routière des piétons, cyclistes et
riverains subissant de plein fouet pollution et bruit, ne reflète pas la réalité citoyenne.
Les techniciens viennent de le démontrer. Une belle leçon à tirer pour les indécis qui ne connaitraient que les techniques de réélection.
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