Spécialement pour le "jeune conducteur" qui m'a rasé rue de la Garenne...
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Automobilistes : attention aux cyclistes, ils sont fragiles !
Le cycliste n’est pas un parasite de la circulation : c’est un usager, comme les automobilistes, les cyclomotoristes, les motocyclistes ou les piétons.
Respectons-le.
Il ne pollue pas. Il préserve notre environnement. Il participe peu à l’encombrement de la ville et la rend plus agréable. Il est silencieux. Il mérite notre
considération.
Il doit respecter les règles du Code de la Route, avec ses obligations et ses droits, mais sa perception de l’environnement est différente de la nôtre, il faut en
tenir compte.
Et il est vulnérable et fragile.
Il a le droit d’être lent, car pour lui aussi, le risque augmente avec la vitesse : nous à 50 km/h, lui à 15 km/h = 35 km/h de différence. Ne nous
impatientons pas, de toutes façons, 100 mètres plus loin, nous serons arrêtés au prochain carrefour…
Il peut faire des écarts involontaires, et ce d’autant plus qu’il roule lentement : ce n’est ni une faute ni une erreur. C’est à nous d’être vigilants.
L’écart réglementaire de 1 mètre en ville, c’est le minimum, il ne se conçoit qu’avec une faible différence de vitesse. Et le cycliste ne peut rouler sans danger à
moins de 70 cm du trottoir car la chaussée y est souvent bosselée, pavée… Dans une voie de 3,50 mètres, si nous le dépassons, il ne reste que 50 cm entre notre véhicule et le guidon de son vélo,
c’est insuffisant : sachons ne pas dépasser dans ce cas.
La chaussée comporte des déformations que nous ne voyons pas : lui les subit, pensons toujours qu’il peut être déséquilibré et tomber ou faire un écart. Seule la
maîtrise instantanée de notre véhicule peut le préserver.
Il ne peut passer au ras des voitures stationnées, même quand il circule dans une bande cyclable. Une portière qui s’ouvre peut lui être fatale : tant pis s’il
s’écarte et nous gêne un peu, à nous d’anticiper.
Il a le droit de rouler au milieu d’une voie s’il juge qu’en le dépassant nous lui faisons courir un danger. Il peut aussi préparer un changement de direction : ne
klaxonnons pas, ne le suivons pas de trop près, car ainsi nous le gênons dans sa manoeuvre.
Il a parfois des difficultés à indiquer ses changements de direction car il ne peut pas toujours libérer un bras : tenons-en compte, anticipons en observant bien
son comportement.
Le bruit l’empêche de nous entendre venir et diminue sa perception de l’environnement ; encapuchonné sous la pluie, il nous voit mal : nous qui sommes bien
tranquilles dans notre habitacle, soyons vigilants pour 2 !
En campagne, prenons le large, laissons-lui 3 mètres, passons carrément dans la voie opposée si c’est possible, au lieu de le serrer dans la même voie. Pensons à
lui, à ce qu’il ressent. Ralentissons, dépassons-le à vitesse constante, sans accélérer et faire rugir notre moteur, car c’est angoissant pour lui.
Et nous, motocyclistes et cyclomotoristes, nous le savons : les bandes cyclables, c’est pour les cyclistes, rien que pour les cyclistes …
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